Le Comité de direction de Région de Nyon s’est fendu d’une mise au point unilatérale face à de prétendus commentaires incorrects et inexacts diffusés à son égard. Le Comité 62 qui représente la majorité du Conseil communal de Prangins, face à cette communication sibylline, entend exercer son droit de réponse point par point. 

Région de Nyon par la voix de son Comité directeur intervient dans la campagne politique pranginoise avec une témérité déconcertante et au plus mauvais moment. Les déclarations à la presse relatées dans le quotidien La Côte exaspèrent les pranginois. Alors qu’il était convenu que le débat se réglerait entre gens du village, ce type d’intervention calculée et préméditée pour faire basculer la campagne en faveur des référendaires, agace. Cette action laissera un sillon longtemps visible dans la mémoire de la commune. Pas sûr que ce soit à l’avantage de Région de Nyon qui devra encore composer ces prochaines années avec un Conseil communal dont la majorité est très remontée. 

D’une manière générale, les questions suivantes se posent : 

  • En vertu de quelle exception à la loi le CODIR aurait-il pu avoir connaissance du rapport de Commission avant le vote au Conseil ? Et pour en faire quoi ? Cette seule revendication en dit long sur la posture de pouvoir dont le CODIR se sent investi.
  • Les faits sont établis depuis 5 mois, le CODIR avait tout loisir de les démentir avant, sans fausser la campagne au moment critique. Il y a là une manœuvre parfaitement préméditée. D’autre part, personne n’a privé les référendaires de donner une information dite « objective » jusqu’ici. Les arguments de campagne et contre-arguments se sont librement exprimés. Même avec des informations très fausses de la part des référendaires.
  • Le sujet du débat porte sur le fonctionnement de Région de Nyon. Dès lors se défendre de ce qui ne va pas dans cette association est-il de facto une contre-vérité ? Si tout allait si bien on n’en serait pas à se poser ces questions. La pensée unique et l’excès de pouvoir ne sont pas loin.

Pour le reste, la meilleure réponse reste encore de fournir à la presse et aux Conseillers intercommunaux notre version du document, commentée, dont une copie est annexée à ce communiqué. C’est notre idée à nous de la démocratie.