Région de Nyon c’est comme des musiciens qui jouent la mauvaise partition et le chef d’orchestre qui continue le concert parce que le spectacle a commencé. Le meilleur service qu’on puisse rendre au public est de recommencer avec la bonne partition.

Au Forum sur la coopération régionale le 13 février dernier, les élus ont reconnu dans vos colonnes que le gros défaut de Région de Nyon est sa communication. Alors qu’il devrait être possible de dire : « Région de Nyon c’est simple, c’est une association qui permet de discuter des projets régionaux », tel n’est pas le cas. Voici deux exemples:

  1. Le dispositif des investissements régionaux DISREN. Tous ceux qui se penchent sur son règlement disent que c’est une usine à gaz. Il a pour but de faire voter des crédits sans discussion sur les priorités régionales.
  2. Autre exemple, la SOFREN, Société Anonyme de Région de Nyon, c’est l’esquive d’une compétence que la Constitution donne au Conseil communal pour acheter un immeuble. Son fonctionnement évite la discussion au Conseil Intercommunal et empêche les recours sur ses décisions.

Dans les deux cas, seul le Comité de direction croit savoir ce qui est bon pour la Région. C’est contraire à nos institutions. C’est un 4ème pouvoir. Alors, comment voulez-vous communiquer sur des décisions qui ne sont pas partagées ? C’est un saut de carpe que l’on demande de faire à une structure qui n’est pas conçue pour ça.

En ce qui me concerne, mon message est simple. En sortant de Région de Nyon, Prangins reprend son autonomie et décide sur des bases claires et compréhensibles de sa participation à la construction régionale.

Yvan Bucciol, Conseiller communal, Prangins