Dans son rapport de suivi publié le 10 avril dernier, la Cour des Comptes du Canton de Vaud rend public le suivi détaillé de ses recommandations auprès des autorités communales et des services de l’État. Cette Cour indépendante, est chargée par la Constitution de contrôler l’usage des deniers publics et plus particulièrement des risques des entités soumises à son champ de contrôle. Il y a plus de deux ans et demi un audit des associations de communes était réalisé. Il comprenait Région de Nyon. On aurait pu s’attendre, comme pour toutes les autres entités auditées, une mise en œuvre des recommandations proposées de manière diligente de la part du Comité de direction. Or tel n’est pas le cas. Sur six recommandations, une seule est traitée et une, en cours de traitement. Pour le reste, le Comité justifie notamment son inaction parce qu’il attend la prochaine révision de la loi sur les communes. Ceci revient à dire que la loi n’est pas la même pour tout le monde. Certains considérant qu’elle ne leur convient pas et qu’ils peuvent attendre qu’elle soit changée. Or il est question ici du caractère démocratique de cette association de communes et du report de charges et de risques qu’elle fait peser sur les communes membres. Qu’une autorité instituée, qui plus est des élus municipaux, Syndics de surcroit, donnent un tel exemple en dit long sur leur appréciation de la marge de manœuvre qu’on leur laisse. Serions-nous étonnés dès lors des critiques qui pleuvent sur la direction de la « Région de Nyon » ?

Jacques Auberson, Conseiller communal, Prangins.