La communication de Région de Nyon vise à maintenir à flot un bateau qui chavire. Depuis peu, le Conseil régional s’est doté d’un expert en propagande et tire la couverture à soi. Tel le coucou qui niche dans les nids qui ne sont pas les siens, la communication du Conseil régional vise à s’approprier les mesures initiées par d’autres. La Confédération qui a insufflé une politique ambitieuse facilitant les projets d’agglomération ne serait pour rien dans les réalisations régionales ? Le Canton avec sa politique de développement économique, non plus ? Malgré un appui cantonal annuel de 400’000 fr. et une politique de promotion des entreprises innovantes. Les travaux d’amélioration routières et ferroviaires, décidés à Berne, et qui apportent une modernisation des infrastructures régionales bienvenue, non plus ?
La région devrait revenir aux fondamentaux de sa création. Un facilitateur de projets. L’initiative des communes qui paient est oubliée. Les objets DISREN sont financés à 94 % par les communes qui les proposent ; les subventions ne dépendant pas de la région. L’extension de l’usine à gaz ou du musée du Léman, qui ponctionnent plus de 60% des investissements régionaux, n’avaient pas besoin de la région pour être votés, ils avaient déjà été décidés. Au lieu de dire « ces projets ce sont les vôtres », il est dit « ces projets sont les nôtres ». Le plus surprenant reste toutefois, l’acceptation sans réaction de ce détournement de vérité. La Région, pour exister, a-t-elle besoin de tout s’approprier ?

Liliane Gavillet, Conseillère communale à Prangins.