On nous fait croire que l’on quitte la Région alors que l’on quitte une association. On nous dit que c’est compliqué à expliquer alors qu’il faut dire simplement « une association de commune c’est donner une procuration à des gens qui vont prendre des décisions à votre place ». Donnez-vous procuration à quelqu’un en qui vous n’avez pas confiance ? Non ? Alors pourquoi en irait-il autrement lorsqu’il s’agit de l’argent des citoyens ? Les conditions pour accorder la confiance ne sont plus au rendez-vous. La décision du Conseil communal repose sur ce constat.

Devant un enjeu fortement médiatisé, des élus minoritaires au moment du vote ont bombé le torse. Le référendum leur assurait une visibilité. C’était le cas de la gauche, mais avec peu de chances d’aboutir. C’est donc à droite qu’il faut trouver l’impair, car ce référendum est un auto goal. La caisse de résonance de la campagne est une occasion d’expliquer ce que devrait être Région de Nyon. Par contre pour les Pranginois on ne saura toujours pas quel est le contrat qui nous lie à cette association. La Municipalité dans sa tour d’ivoire a ignoré l’an dernier l’avis de la Commission sur les réformes. A la prochaine révision des Statuts cette automne, les conditions d’adhésion n’auront pas changé. La majorité du Conseil refusera ces Statuts et le processus sera bloqué. On devrait alors voir, comme pour Commugny, Région de Nyon nous demander de sortir, un comble ? Car la question n’était pas de savoir s’il fallait rester ou sortir, mais qu’elles étaient les conditions pour accorder la confiance. Et ça, politiquement, il fallait le comprendre. Dire OUI le 19 mai est la meilleure solution.

Anne-Lise Muller, Conseillère communale, Prangins.