En fin de semaine, les électrices et électeurs de Prangins devront se prononcer suite à un référendum et dire si la commune doit ou non rester au sein de « Région de Nyon ». La première question à se poser : quelle est cette organisation ? C’est une association de communes créée conformément aux dispositions de la Loi vaudoise sur les communes qui regroupe 42 des 47 communes du district, soit le « Conseil régional du district de Nyon ». Avec sa direction, son conseil interrégional et sa commission de gestion, c’est en fait un quatrième pouvoir qui complète ceux des communes, du Canton et de la Confédération. Les décisions prises dans le cadre des associations de communes sont approuvées par le Conseil d’Etat et imposées à l’ensemble des communes ou à celles concernées par le projet adopté. La représentation au sein de telles associations étant proportionnelle à la population des communes membres, la dictature des grandes agglomérations peut donc se manifester sans grands problèmes. Autrefois, tout projet intercommunal devait être accepté par les conseils communaux ou généraux des communes concernées. Certes pour parvenir à un consensus, cela prenait plus de temps avec des allers et retours entre les législatifs mais chacun pouvait se faire entendre et la démocratie était respectée. La préparation des dossiers était aussi une tâche des municipalités concernées qui aujourd’hui, au travers d’une association de communes, perdent de leur pouvoir mais ont moins de travail ! Et de plus, ce sont encore les contribuables qui passent à la caisse.
Il faut donc que Prangins montre l’exemple, lequel sera sans doute suivi par d’autres communes, pour le rétablissement d’une saine démocratie avec les modifications légales qui s’imposent. Quittons donc « Région de Nyon » et le quatrième pouvoir de l’association des communes du district.

André Meylan, ancien municipal, Prangins